#02 — Les tokens, la nouvelle monnaie
Salut,
Toute la semaine, la communauté Claude Code a râlé sur la 4.6. Les tokens qui grillaient trop vite, les plans qui se bloquaient au bout de vingt minutes, les sessions qui tournaient en rond. Et puis hier, Anthropic sort Opus 4.7. Plus rapide, plus précis, plus autonome. Mais aussi plus gourmand en tokens. Les tokens sont devenus l'unité de compte : comment les économiser, comment les allouer, comment ne pas cramer son budget sur une tâche mal cadrée. Je suis en train de bosser sur un guide sur l'optimisation du contexte et de la mémoire, parce que c'est devenu le vrai skill à maîtriser.
Semaine forte en actu aussi. Stanford a sorti son AI Index 2026, et les chiffres sont brutaux. J'en parle plus bas.
Et sur un plan personnel, j'ai fait ma première interview de sportif de haut niveau cette semaine. Un vrai moment à part et très fun, loin des écrans et des prompts.
Les trouvailles
Claude Opus 4.7. Sorti hier. +13% coding, vision 3x plus nette, nouveau tokenizer. Le vrai changement : 4.7 fait exactement ce que tu lui dis. Littéralement. Si ton prompt était vague et que 4.6 rattrapait le coup, 4.7 ne rattrapera rien. Tes prompts vont casser. Tant mieux. Relis ton CLAUDE.md comme un contrat.
Jensen Huang x Dwarkesh Patel, 1h43. Le CEO de NVIDIA interviewé par le podcasteur tech du moment. Dwarkesh pose les questions qui fâchent : Google fabrique ses propres puces IA (TPU), la Chine contourne les sanctions, Anthropic choisit du hardware Google plutôt que NVIDIA. Jensen botte en touche sur Anthropic ("un cas isolé"). Michael Burry (The Big Short) dit qu'il a esquivé. Moi je pense que ses réponses allaient plus loin que les questions. La discussion sur les interconnexions photoniques, en gros : comment les puces vont communiquer entre elles demain avec de la lumière au lieu de l'électricité. Ca vaut le visionnage à elle seule.
Google Gemini sur Mac. App native, Option+Space, partage d'écran et fichiers locaux. Gratuit, Apple Silicon. Google se pose sur ton bureau à côté de Spotlight. C'est propre. Mais je n'ai pas trouvé de raison de lâcher Claude Code.
Stanford AI Index 2026. Le rapport annuel de Stanford sur l'état de l'IA dans le monde. Quatre chiffres à retenir. L'IA générative atteint 53% d'adoption mondiale en trois ans, plus vite que le PC ou internet. SWE-bench, le benchmark qui mesure si un modèle peut résoudre de vrais bugs GitHub, passe de 60% à quasi 100% en un an. L'investissement global atteint 581 milliards de dollars. Et celui qui fait mal : 54% des employés contournent les outils IA de leur boîte. L'adoption massive côtoie le rejet massif. Le problème n'est pas la tech, c'est le déploiement.
Creatify. Tu colles une URL produit, tu récupères des vidéos publicitaires prêtes à diffuser. Avatars IA, scripts générés, formats Meta/TikTok/YouTube. Les outils de génération vidéo IA arrivent à un niveau où la question n'est plus "est-ce que ça marche" mais "est-ce que tu t'en sers déjà". L'écart se creuse chaque semaine entre ceux qui automatisent leur prod créa et les autres.
Aakash Gupta : les PM après la semaine 1. La plupart des PM essaient Claude Code un jour et lâchent. Ceux qui restent traitent "libérer du temps pour apprendre" comme le vrai travail. Le conseil de Hannah, PM chez Anthropic : avec 2 heures, automatise une tâche qui t'en libère 6 la semaine suivante.
Design systems = l'API de l'ère IA, Romina Kavcic. 41% du code est généré par l'IA. La seule chose qui empêche l'incohérence totale, c'est le design system. Avant d'automatiser, plante les fondations.
Le focus : j'ai ouvert ma boîte à outils
La semaine dernière je posais la question : est-ce que je publie mes Skills bruts ? La réponse est sur la page ressources. 33 ressources organisées en trois blocs : 10 Skills que j'utilise au quotidien, 12 serveurs MCP branchés sur mes outils, 11 applications. Chaque ressource a sa description, son cas d'usage, ses instructions de setup et son pricing.
Le format est ce qui m'a pris le plus de temps. Trois vues : une carte visuelle en constellation, une liste classique, et un terminal. C'est la façon dont je pense ces outils : des commandes qu'on tape, pas des apps qu'on ouvre.
Ce que j'aime dans cette page, c'est qu'elle montre le système, pas les pièces. Un skill /veille:digest qui scanne le web, un MCP PostHog qui tire les analytics, un MCP Slack qui poste les résumés, Obsidian qui stocke tout en markdown. Les outils seuls ne valent rien. C'est le câblage entre eux qui crée la valeur.
Et c'est le vrai sujet du parcours phase 3, "Automatiser", que je suis en train d'écrire.
Ce que j'ai publié
- CLAUDE.md : le briefing permanent — Un fichier texte qui charge automatiquement le contexte, les conventions et les interdits de ton projet. Tu l'écris une fois, Claude l'applique à chaque session.
- Les serveurs MCP : connecter Claude à tes outils — Comment Claude lit, écrit et agit dans PostHog, Slack, Notion, sans copier-coller.
- Construire sa bibliothèque de Skills — Passer de skills en vrac à une bibliothèque structurée avec conventions, nesting et Obsidian comme hub.
Trois articles, cinq jours. La phase 2 du parcours est bouclée. Je lance la suite de la phase 3 avec l'automatisation.
Un truc pour la route
Avec 4.7, chaque token compte double. Le prochain truc que j'écris, c'est un guide sur l'optimisation du contexte et de la mémoire dans Claude Code. Comment structurer ce que le modèle sait, ce qu'il oublie, et ce qu'il devrait ignorer. Si tu as des tips, des galères ou des questions là-dessus, réponds à ce mail, ça m'aidera à écrire le bon guide.
À vendredi prochain.
Cédric